Défendre et promouvoir la langue provençale. Destinée à développer le provençal à l'école, cette association est l'un des plus anciens groupements de défense et de promotion de la langue provençale. Créée en 1946 par deux enseignants, Camille Dourguin, [originaire de Maillane, instituteur (1894-1991)] et Charles Mauron (1899-1966). Ce dernier, maire socialiste de St Rémy de 1945 à 1959, deviendra professeur à la faculté des lettres d'Aix, où il enseignera sa méthode psychocritique d'analyse littéraire, appliquée notamment à Racine, Mallarmé et Mistral. Association pédagogique avant tout, elle synthétise les idées, les efforts, les démarches des professeurs au sein de l'enseignement public et associatif : un périodique est lancé, la revue Lou Prouvençau à l'Escolo, qui fait le point en matière de militantisme et de didactique du provençal.
Association éditrice, elle conçoit, publie, et diffuse les ouvrages (jusqu'alors quasiment inexistants) nécessaires aux cours ou à leur préparation : dès 1952 Dourguin et Mauron réalisent un recueil de textes, de différents niveaux avec glossaire et grammaire qui restera un des manuels les plus utilisés ; suivent d'autres ouvrages sur l'apprentissage de la lecture, le style, la sémantique …
Association culturelle, enfin, elle impulse une activité de recherche en matière de langue, de littérature, de civilisation. Les auteurs contemporains font l'objet de colloques réguliers, de même que des dossiers thématiques sont fournis aux professeurs des collèges et lycées Depuis 1996, une jeune équipe dirigeante a pris en main les destinées de l'association, en pleine fidélité aux convictions idéologiques et intellectuelles qui l'inspirent depuis sa création : Choix de tolérance comme l'atteste l'anthologie Liberta di pople (Libertés des peuples, 2001), défendant la cause des peuples opprimés et illustrant les engagements humanistes des auteurs provençaux des XIXème et XXème
Choix de tolérance comme l'atteste l'anthologie Liberta di pople (Libertés des peuples, 2001), défendant la cause des peuples opprimés et illustrant les engagements humanistes des auteurs provençaux des XIXème et XXème .
Choix d'une Provence respectueuse des institutions françaises républicaines et, appelant à une large décentralisation culturelle.
Choix enfin, pour le provençal, du système d'écriture mistralien moderne, en raison de son efficacité pédagogique et de sa représentativité populaire.
A l'heure actuelle, après plus d'un demi-siècle d'existence et de travail, Lou Prouvençau à l'Escolo demeure l'une des associations les plus dynamiques et les plus connues dans le domaine de l'enseignement des langues régionales.
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